La lettre d’information

Septembre 2020

« Le vent se lève, il faut tenter de vivre ».

Paul Valéry

… Parce que les poètes n’habitent pas que les rues Victor Hugo, Paul Eluard ou Jacques Prévert… (rues qui de plus furent désertées pendant cinquante-cinq jours !), mais parce que la poésie est meilleur viatique que les prophéties des Nostradamus modernes, qu’ils soient en blouses blanches ou micro cravatés… il nous faut dire, écouter, prendre les mots à bras le corps, nous qui ne devons/pouvons plus nous toucher.

Aux vivants poètes, nous sommes reconnaissants : ils sont l’amorce de ce vent nouveau, ils sont la vitalité du monde. Nombre de chroniqueurs ont été surpris par la résurgence d’un genre (?) qu’ils croyaient d’un autre âge, celui de leurs laborieuses récitations de Maurice Carême…

Edith AZAM, Mahmoud CHOKROLLAHI, Marcelline ROUX, Florentine REY, Habib TENGOUR, Sophie LOIZEAU, de Mostaganem à Saint Etienne, de Versailles à Qom, font entendre leurs voix singulières, puissantes, réjouissantes…et viennent jusqu’à nous pour cette première partie de programmation d’automne et hiver.
Sachons les entendre, recueillons ce qu’ils ont à nous dire, de notre monde, de notre folie, de notre humanité. Et puisons en eux la ressource nécessaire pour vivre, en ces temps difficiles…

Pour que s’amorce la source
Pour que vive la vie

André Chédid

Au plaisir de vous retrouver en ces multiples et intenses partages poétiques.