Marceline ROUX

Marceline Roux
© Michel DURIGNEUX
 Sa main
 
 ses yeux, son front, ses cheveux
 
 comme avant.
 
 
 
 Se demander si elle dort
 
 s'approcher, caresser
 
 chanter une berceuse.
 
 
 
 Si elle a peur?
 
 Dans le creux de l'oreille
 
 déposer ce qui se passe
 
 mais la peur
 
 ne pas oser.
 
 
 
 Redire les prénoms
 
 qui lui font bouger les yeux.
  
  
  
 Vous pouvez lui parler
 © L'ATELIER DES NOYERS, 2020 

Marcelline ROUX vient de publier Lettre ouverte aux pierres des poches de Virginia Woolf alors que  s’achevait l’écriture de son journal : Cent jours avec Virginia Adepte de l’écriture fragmentée et des carnets, elle déclare à propos de ces derniers : « Ce qui me plaît, c’est qu’il se fout des classes sociales, des métiers, se glisse partout : dans le tablier du jardinier, la chemise du peintre, le sac d’une bricoleuse. »… Ce qui n’étonnera pas de la part de l’autrice pour qui « écrire est salutaire« , et dont les impressions consignent l’humeur mélancolique, le bonheur réjouissant… la vie tout simplement.

Le coup de cœur de la M.I.E.L. : Vita Nova solo, carnet d’une traversée, Éditions Rhubarbe, 2018