Frédérique Germanaud, écrivain-poète

Frédérique Germanaud

 
 
 Bleu de mai
  
 Se dépouiller
 De la laine
  
 Écouter le feuillage
 En confiance
  
 Faire les gestes
 D’exister
 Laver soigner
 Emplir
 Un panier
  
 Au midi s’asseoir sur le banc 
 La faim au ventre
 Casser deux œufs
  
 Je me rends
  
  
 Si, par le ciel, édition blancs volants (à paraître)
 ©blancs volants  

Les personnages que fait naître Frédérique Germanaud s’inscrivent dans des histoires de silence et de solitude, pas absents mais en marge, observant discrètement et avec souvent une pointe d’humour, notre monde contemporain s’agiter.

Les livres ont façonné sa vie. Des lectures hétéroclites, beaucoup de romans puis une rencontre décisive avec la poésie contemporaine. Dans sa bibliothèque Jacottet, Perros, Emaz côtoient Gracq et Bouvier, Duras et Brautigan. Les textes brefs, proses poétiques, recueils de notes, journaux ont une place privilégiée dans son univers littéraire.

Ancrée en Anjou depuis une vingtaine d’année, la Loire et la côte ouest cartographient sa géographie réelle et fictionnelle, celle des peintures d’Olivier Debré, des longues marches et du regard attentif.

Depuis 2008, diverses maisons d’édition ont accueilli ses textes : un recueil intitulé la Chambre d’écho à l’Escampette nous dévoile une part de son processus d’écriture. Récits et romans se succèdent régulièrement. En 2018, Journal Pauvre, relate une année sabbatique  consacrée à l’écriture et à l’expérience d’une vie de cueillette, de glanage et de troc, année au terme de laquelle l’autrice quitte tout travail salarié pour se consacrer à l’écriture.  Dos au soleil, paru l’année suivante, est un récit autobiographique qui questionne ses racines familiales algériennes.

Ses deux derniers ouvrages, Le Bruit de la liberté et Momo Basta sont traversés par des figures réelles : celles de l’écrivain Pascal Quignard pour le premier, et du plasticien-performeur Momo Basta pour le second.

Frédérique Germanaud est également poète. Elle a travaillé avec des plasticiens, réalisant des livres d’artiste et des livres pauvres. Un ensemble de poèmes a paru sous le titre Intérieur. Nuit aux Éditions le phare du Cousseix et cette année un recueil intitulé Si, par le ciel paraitra aux Éditions des Blancs Volants.

Bibliographie

Récits et romans
L’Homme de sel, 2010, D’un Noir si bleu (livret carte-postale, épuisé)
La Chambre d’écho, L’Escampette 2012
Trois femmes en robe légères, Approche 2012 (épuisé)
L’homme aux oiseaux,  l’Atelier de Villemorge 2014 (épuisé)
Vianet. La Lettre, La Clé à Molette 2014
Quatre-vingt-dix Motifs, La Clé à Molette 2014 (épuisé)
Courir à l’Aube, La Clé à Molette 2016
Journal pauvre, la Clé à Molette, 2018
Dos au soleil, Réalgar, 2019
Nous bruissons de toutes les voix qui nous portent, Remue.net, 2019
Le Bruit de la liberté, La Clé à Molette, 2020
Momo BasTa,  Isabelle Sauvage, 2021

Poésie
Intérieur. Nuit, Le Phare du Cousseix 2018
Si, par le ciel  poèmes, Les Blancs-Volants, 2021 (à paraître)

Livres d’artiste
Abelard Silène, L’atelier de Villemorge.
Un bouquet de pavots jaunes, L’atelier de Villemorge
Saules, L’atelier de Villemorge.
La belle Foulée,  L’Atelier de Villemorge.
Café Müller, livre pauvre, collection de l’Allemagne, Daniel Lewers
Blanc Dehors, livre pauvre, collection Volcan, Daniel Lewers

« Nous déjeunons en terrasse sous un soleil apaisé. Nous marchons au bord de l’étang, nous nous croyons au Japon. Nous n’irons pas au Japon. Nous écoutons des poèmes sur le voyage couché. Quel corps sommes-nous quand nous lisons ? »

Quatre-vingt-dix motifs, Éditions la Clé à Molette ©la clé à Molette